Analyse critique du secteur financier

07 janvier 2026

| Librairie Publico, 145 rue Amelot, Paris 11ème

Vous avez aimé 2025 ? Vous allez adorer 2026 !

Les lampions étaient encore allumés ou juste éteints, les voeux à peine présentés, que l’année 2026 débutait en fanfare. Le roi Donald, candidat déclaré au prix Nobel de la paix, a ordonné le bombardement du Vénézuéla et la mise sous tutelle de ce pays pour accaparer ses ressources pétrolières, les massacres de populations civiles continuent à Gaza et le sacrifice de la chair à canon est toujours à l’ordre du jour dans la guerre en Ukraine, À peine commencée, l’année se présente comme un cauchemar, à l’image de la précédente d’ailleurs.

Et pourtant, les voeux étaient sincères : surtout une bonne santé et beaucoup de bonheur, malgré la pollution qui augmente, le changement climatique et tout le malheur et le stress que génèrent les guerres sans fin. Exaucer ces voeux va être difficile. Heureusement que les « élites » politiques européennes sont à la hauteur, elles qui n’ont eu de cesse de vouloir satisfaire, non pas les populations concernées, mais Donald 1er ! Monsieur reprendrait bien un petit lingot d’or ? On pourrait lui acheter du pétrole et du gaz liquéfié, dont on ne saurait que faire, des armes inutiles, pour tenter de l’amadouer !

Des F35 dont le prix a décollé

On garde d’ailleurs à l’esprit l’affaire des F35, dont le prix a décollé, avant qu’aucun d’entre eux n’aient encore atterri en Suisse. En 2021 lors d’une votation, 50,1% des votants s’étaient prononcés en faveur d’un tel achat, pour un prix maximal de 6 milliards de francs. On nous a informé l’été dernier que le prix était fixe, mais pas garanti… Comprenne qui pourra… Ce qui est clair c’est l’incompétence crasse de certains responsables du dossier, l’énormité des coûts et la gabegie budgétaire, alors que la Suisse a bien d’autres priorités : financement du 13ème mois de rente, de la santé publique…

Une farce pitoyable

Ces derniers temps, nous avons ainsi assisté en Europe à une farce pitoyable, à une soumission anticipée, de la part d’acteurs de troisième catégorie, de politiciens qui n’ont pas vraiment l’air de croire ou de comprendre ce qu’ils serinent ou récitent sans conviction, qui naviguent à vue pour tenter de se positionner dans le désordre mondial, pour donner l’impression de diriger et se donner bonne figure dans le chaos actuel. Dans Les Derniers jours de l'humanité, publié en 1918, Karl Kraus faisait déjà allusion à « ces années durant lesquelles des personnages d’opérette ont joué la tragédie de l’humanité. » Plus d’un siècle après, cette phrase n’a pas pris une ride, tant sont nombreux les responsables politiques dépassés par des événements qu’ils ont contribué à créer.

Un racket organisé

Les relations internationales sont trop souvent celles d’un système maffieux, profondément corrompu, d’un dispositif de racket organisé au profit de certains individus, dont la puissance destructrice n’a d’égale que la faiblesse, la lâcheté, pour ne pas dire la complaisance de ceux censés devoir s’y opposer, ou du moins rester indépendants. Dans les années 1930 en Allemagne, le financement du parti nazi, par les banques et l’industrie lourde ainsi que les profits qu’elles en ont retirés, est bien dans nos mémoires, comme l’est aussi la servilité dont ont alors fait preuve certaines directions politiques ou religieuses.

La guerre est un business, le sang se paye en dollars, et les destructions se mesurent en rendements financiers. Il suffit d’ailleurs d’observer la hausse des cours boursiers des sociétés pétrolières américaines, de celles du secteur de l’armement et du Bitcoin, pour s’en convaincre, en ce matin du lundi 5 janvier 2026, juste après l’agression militaire américaine au Vénézuéla. Dans ce monde cynique, les massacres sont perpétrés au nom de la vie, les mensonges proférés au nom de la vérité et l’opacité est promue au nom de la transparence.

Ainsi à l’heure où des tyrans sanguinaires et demeurés sont mis sur un piédestal médiatique, à l'heure où les chaînes d'information en continu désinforment en permanence, l'intellect est bien souvent mis hors circuit, et c’est la passivité pour ne pas dire la complaisance qui règne. Selon Etienne de La Boétie au XVIe siècle, la tyrannie perdurait du fait de la servitude volontaire des peuples. Cette analyse est toujours d’actualité aujourd’hui.

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